L’an dernier, Décideur consacrait un portrait à Jean-Louis Istace, conseiller expert en gestion patrimoniale. Il rappelait alors qu’au-delà des chiffres, il y a toujours des femmes et des hommes, avec leurs histoires, leurs ambitions et leurs besoins spécifiques. Cette approche centrée sur l’humain avait fait mouche.
C’est dans ce prolongement qu’une rencontre décisive s’est produite : celle avec Khadija Essaki, fondatriced’OBMK Services. Créée il y a moins d’un an, sa société accompagne les dirigeants – notamment dans le BTP et les structures en forte croissance – en restructurant et en optimisant leurs charges.
NOUS NE VOULONS PAS UN CLUB DE PRIVILÉGIÉS, MAIS UN LIEU OUVERT.
Jean-Louis Istace
« Je commence par un audit pour voir ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins, puis je mets en place des outils opérationnels pour simplifier et piloter la croissance », explique-t-elle. Une approche large, qui touche aussi bien à l’administratif qu’au marketing, et qui apporte aux entrepreneurs une respiration bienvenue.
Rapidement, l’évidence s’impose : leurs expertises se complètent. Ensemble, ils imaginent une approche commune, capable d’apporter aux dirigeants une vision globale, mêlant stratégie patrimoniale et performance opérationnelle. « Notre rencontre a été une révélation, confie Jean-Louis Istace. On s’est rendu compte qu’on se complétait, avec des sensibilités, des regards différents. »
De cette complicité est né un rendez-vous inédit où tous deux répondent à des questions très concrètes posées par les dirigeants et entrepreneurs de la région. L’ambition : leur fournir des réponses claires, pratiques et immédiatement utiles sur les problématiques économiques, fiscales ou organisationnelles. Plus qu’une simple rubrique, c’est un espace de dialogue, loin des cercles fermés. « Nous ne voulons pas un club de privilégiés, mais un lieu ouvert où il y a du conseil, de l’accompagnement, de la mise en relation et du soutien financier », souligne le conseiller patrimonial.
Khadija et Jean-Louis ont aussi choisi de s’engager sur un sujet qui leur tient à cœur : l’entrepreneuriat féminin et la valorisation des initiatives associatives. Leur réponse s’appelle Décib’elles, une association qui vise à mettre en lumière des parcours de femmes, à soutenir leurs projets via un fonds dédié et à créer des passerelles avec les acteurs économiques et institutionnels. « Beaucoup ont des idées lumineuses, mais qui ne se concrétisent pas, faute de moyens. Nous voulons apporter ce coup de pouce », explique la fondatrice d’OBMK Services. « Pas un club d’affaires au féminin de plus, ni une plateforme militante. »
L’initiative prend également la forme de podcasts diffusés sur les réseaux sociaux (YouTube, LinkedIn, TikTok, Instagram…), auxquels vous pouvez, vous aussi, participer. Portraits de femmes dirigeantes, transmissions d’entreprises réussies, valorisation d’associations menées par des femmes… Des récits inspirants qui rappellent l’importance et la richesse de l’entrepreneuriat au féminin. En parallèle, des événements annuels verront le jour pour fédérer un réseau actif autour de ces thématiques. Et pour soutenir cette dynamique, les contributeurs – entreprises ou particuliers – peuvent bénéficier d’un avantage sur leur participation, une dimension qui inscrit Décib’elles dans une démarche RSE affirmée.
De la gestion patrimoniale à la structuration opérationnelle, en passant par les réponses techniques et la mise en avant des parcours féminins, les expertises de Khadija et Jean-Louis, tout autant que Décib’elles incarnent une même volonté : replacer l’humain au centre des débats. Une rencontre, un binôme, et déjà une dynamique fertile au service de l’entrepreneuriat régional.
Retrouvez Décib’elles sur son site internet www.decib-elles.fr et sur les réseaux sociaux.
Quand l’assurance vie rassure
Assurance vie ou livrets ? La réponse dépend de vos projets et de votre stratégie patrimoniale. Encore faut-il tordre le cou à une idée reçue : « l’assurance vie, c’est bloqué 8 ans ». Faux. Elle n’est jamais bloquée. Huit ans, c’est simplement le délai au terme duquel la fiscalité devient plus douce : avant, la flat tax (30 % du rendement racheté) s’applique ; après, s’impose un abattement d’intérêts annuel de 4 600 euros pour un célibataire, 9 200 euros pour un couple, puis un taux réduit de 7,5 %. D’où l’intérêt d’ouvrir un contrat tôt, car la date initiale fait courir ce délai, quels que soient vos versements ultérieurs.
Le rendement, lui, dépendra à la fois de votre profil d’investisseur (vos connaissances) et d’investissement (votre tolérance au risque). « Assurance vie » est un terme générique : si la transmission est la base commune, certaines visent davantage le complément de revenus, la protection personnelle ou encore l’anticipation de la dépendance. Des dispositifs comme le PER viennent compléter l’arsenal, en offrant la possibilité d’optimiser fiscalité et retraite.
Un point stratégique reste trop souvent négligé : la clause bénéficiaire. Finies les formules standards ! Votre clause mérite d’être sur mesure : démembrement, quasi-usufruit… autant de leviers pour adapter l’outil à vos attentes patrimoniales.
Face à cela, les livrets conservent l’avantage d’une liquidité immédiate. Mais attention : en cas de succession, ils se retrouvent bloqués, le temps de la dévolution, et intégrés à l’actif successoral, avec une fiscalité lourde à la clé. Sans compter leur rendement en baisse, leurs plafonds stricts (22 950 euros pour le livret A, 12 000 euros pour le LDD), ou encore la fiscalisation des PEL de plus de 10 ans.
Envie d’en savoir plus, notamment sur la rédaction gratuite de clauses bénéficiaires ? Parlons-en !
Posez vos questions à Khadija Essaki et Jean-Louis Istace.
Texte : Alban Salmon / Photographie : Jonas Jacquel