Alors qu’ils constituent l’un des piliers les plus solides de notre démocratie, qu’ils œuvrent chaque jour à apaiser la colère de citoyens lassés par une Assemblée nationale fragmentée, dépassée, et un gouvernement parfois au bord de la rupture, on demande pourtant à nos maires de faire plus… avec moins.
Moins de moyens, plus de normes. Moins de marges de manœuvre, plus de contraintes. Et malgré cela, ils continuent d’agir pour le bien commun, pour le vivre-ensemble, contre les inégalités et la désertification de nos territoires. Il devient urgent de reconnaître la valeur — la grande valeur — de nos maires et de leurs adjoint(e)s. L’avenir de notre vie démocratique, tout simplement, en dépend.
On a supprimé les mandats de député-maire et de sénateur-maire : quelle erreur stratégique ! Une décision hors-sol, prise par un Paris centralisateur qui pense savoir mieux que tout le monde ce qui est bon pour nous. Je vous laisse juger de ce choix, au regard de la situation actuelle.
Comme disait mon papy du Haut-Jura : « Chacun son métier et les vaches seront bien gardées. »
Dans quelques semaines, nous allons voter. Et nous devons toutes et tous nous rendre aux urnes, malgré la colère, la déception ou les frustrations.
Nos maires ont besoin de nous : de notre confiance, de notre soutien, et de savoir que nous sommes à leurs côtés.
Texte : Jean-Philippe Girard
Photo : Jonas Jacquel
Entrepreneur audacieux et figure du monde économique régional en Bourgogne-Franche-Comté, Jean-Philippe Girard accompagne depuis plus de trente ans les dirigeants dans leurs projets de développement. Observateur attentif de la vie publique, il signe régulièrement dans nos colonnes un billet d’humeur où se mêlent convictions, expérience de terrain et franc-parler.