De gauche à droite : Jean-Yves Remillet, président ; Florence Hallard, directrice du développement de l’humain, du sociétal et de la communication ; Emmanuel Vey, directeur général ; et Laurent Haro, directeur général adjoint du Crédit Agricole Champagne-Bourgogne
Dans un environnement économique encore incertain, le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne signe un exercice 2025 solide. La caisse régionale annonce un résultat net proche de 98 millions d’euros, tout en revendiquant une logique claire : transformer la performance en investissements concrets sur le territoire.
Banque coopérative implantée sur quatre départements, l’établissement s’appuie sur 123 agences, 1 700 collaborateurs et un maillage de caisses locales administrées par des élus de terrain, garants d’une gouvernance de proximité. Un modèle mutualiste qui entend maintenir la décision au plus près des réalités locales et faire de chaque agence un interlocuteur direct des particuliers, professionnels, agriculteurs et entreprises.
Premier signal fort : l’activité commerciale reste soutenue. La production de crédits habitat approche le milliard d’euros, en hausse de 27 %, tandis que le marché des entreprises demeure dynamique, porté par les transmissions, rachats et opérations de croissance externe. La banque revendique par ailleurs plus de 30 % de parts de marché sur son territoire. « C’est une position qui nous engage et nous confère un rôle majeur dans l’accompagnement du territoire. Nous sommes, de fait, façonneurs du territoire », souligne Emmanuel Vey, directeur général.
Autre indicateur mis en avant : la satisfaction client, à un niveau record. Avec une note Google de 4,5/5 et près de 25 000 nouveaux clients gagnés en 2025, l’établissement poursuit un objectif affiché de 100 000 nouveaux clients en quatre ans. La digitalisation des parcours y contribue : une demande de crédit habitat peut désormais être réalisée en quelques minutes, tout en conservant un accompagnement humain de proximité.
Mais le principal message est ailleurs. « Pour un euro gagné, un euro investi », résument Laurent Haro et François Tinel, les deux directeurs généraux adjoints. Environ 100 millions d’euros ont ainsi été mobilisés sur l’année pour moderniser les agences, accélérer les outils numériques, former les équipes ou encore rénover le siège dijonnais.
Le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne veut aussi renforcer son rôle d’acteur de transformation locale à travers ses “projets façonneurs”. Plus de 100 projets ont été identifiés autour de quatre axes : jeunesse, santé et bien-vieillir, agriculture, rénovation de l’habitat. Représentant près de 450 millions d’euros sur 18 mois, ils traduisent une volonté d’impact concret sur l’économie régionale.
Parmi les projets cités, Omedys, solution de téléconsultation médicale assistée, a permis plus de 21 000 consultations en 2025. Une illustration de la stratégie affichée : rester une banque performante, coopérative et profondément ancrée dans les transitions du territoire.
Le monde agricole reste d’ailleurs au cœur de cet engagement historique. « On travaille sur des sujets de fond, surtout dans le monde agricole, car nous voyons, avant le reste de la société, se profiler des changements intrinsèques, la pyramide des âges, les changements de modèles, les variations climatiques… Et nous les accompagnons, car nous suivons plus de neuf projets sur dix dans les installations de nouveaux venus du monde agricole », rappelle Jean-Yves Remillet, président de la caisse régionale, agriculteur et éleveur laitier.


Texte : Adeline Contrecourt, Laszlo Crillon
Photo : Laszlo Crillon, DR