Après avoir réaffirmé son ancrage local en installant le siège de sa branche Urgo Healthcare à Dijon il y a quelques mois, le groupe Urgo continue de faire parler de lui. Avec ce chiffre d’affaires record et un plan d’investissement de 150 millions d’euros, l’entreprise démontre que miser sur le local fonctionne.
Une histoire de famille, mais surtout une affaire qui roule
Tout commence dans les années 1940 avec le rachat des laboratoires Fournier par Jean Le Lous. Quelques années plus tard, en 1958, il met au point le premier pansement moderne prêt à l’emploi, une innovation qui donnera naissance à la marque Urgo. Soixante-dix ans plus tard, l’entreprise est désormais aux mains des trois petits-fils Le Lous : Tristan, Briac et Guirec, qui président aujourd’hui le groupe à tour de rôle.
Au début des années 2000, le chiffre d’affaires atteignait 150 millions d’euros. En 25 ans, il a été multiplié par six, jusqu’à atteindre le milliard fin avril 2026. Une réussite qui a tout à voir avec l’attachement au territoire si l’on en croit le groupe, qui fait du “made in France” un pilier de son attractivité.
Miser sur les territoires
L’entreprise revendique un ancrage français fort en y fabriquant près de 80 % de ses produits. Annoncé il y a peu, un plan d’investissement prévoit justement de moderniser les sites de production et de soutenir l’innovation avec 150 millions d’euros entre 2026 et 2027.
Avec 4 000 collaborateurs dont la moitié en France, Urgo constitue l’un des employeurs majeurs de la Côte-d’Or, qui est le lieu de travail de plus de 1 000 salariés. Le département, berceau de l’entreprise, continue de jouer un rôle clef dans la chaîne de production.
Le site historique de Chenôve, dans la métropole dijonnaise, regroupe les laboratoires. Si les produits n’y sont plus fabriqués, c’est ici qu’ils continuent de naître grâce au travail de près de 200 chercheurs. Chevigny-Saint-Sauveur abrite au sein de Dijon Métropole également, depuis vingt ans, le plus grand site de production d’Urgo, avec 11,5 hectares et 450 salariés.
S’il reste solidement ancré dans son territoire d’origine, le groupe entend également poursuivre son développement à l’international. Présent dans plus de 60 pays, il prévoit notamment une croissance de 50 % de son activité aux États-Unis d’ici 2027, tout en poursuivant son expansion européenne à travers plusieurs acquisitions récentes, dont Vista-Life Pharma, MyBestPharm et Nutriexperts.
Avec le franchissement du milliard d’euros de chiffre d’affaires, Urgo confirme la solidité d’un modèle qui combine enracinement territorial et ambition internationale.
Texte : Zoé Benoit
Photo : Urgo