L’entrepreneuriat passe aussi par le microcrédit. En 2025, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) a accompagné 734 entrepreneurs en Bourgogne-Franche-Comté, soit une hausse de 8 % par rapport à 2024. Au total, 1 063 financements ont été accordés pour près de 4,9 millions d’euros, principalement pour soutenir la création ou le développement d’activités par des personnes qui n’ont pas accès au crédit bancaire classique.
Dans l’Yonne, l’action de l’association se traduit par 1,3 million d’euros de microcrédits distribués en 2025. L’Adie y a financé 171 entreprises, en forte progression par rapport à 2023 (89 projets) et 2024 (156 projets). À ces financements s’ajoutent 60 microcrédits destinés à faciliter l’accès ou le retour à l’emploi, notamment pour l’achat ou la réparation d’un véhicule.
L’impact économique est loin d’être marginal : chaque entreprise financée génère en moyenne 1,3 emploi.
La dynamique se retrouve aussi ailleurs dans la région. En Côte-d’Or, l’association a soutenu 98 entreprises en 2025, illustrant le rôle croissant du microcrédit dans l’animation du tissu économique local, notamment dans les zones rurales et les territoires fragiles.
L’Adie défend une approche centrée sur la personne et le potentiel entrepreneurial, même lorsque les parcours ne sont pas linéaires. 41 % des entrepreneurs accompagnés percevaient des minima sociaux avant de lancer leur activité. Et les résultats sont au rendez-vous : 95 % des personnes financées accèdent à une insertion professionnelle durable, et 60 % sortent des minima sociaux.
Une preuve que l’entrepreneuriat peut aussi émerger de parcours atypiques, dès lors que les porteurs de projet trouvent un financement et un accompagnement adaptés.
Avec un taux de pérennité de 78 % des entreprises accompagnées après trois ans, l’Adie affiche un taux nettement supérieur à la moyenne nationale pour les entreprises individuelles (63 %). De quoi confirmer le rôle du microcrédit comme levier discret mais efficace pour faire émerger de nouvelles activités et dynamiser le tissu économique local.
Texte : Pauline Bresson
Photo : Adie