7,3 %, c’est le taux de chômage en Bourgogne-Franche-Comté au premier trimestre 2026. Un pourcentage qui reste inférieur à la moyenne nationale, qui est de 8,1 %. La région se situe ainsi parmi celles où le chômage reste relativement contenu.
La région suit la moyenne nationale
Cette situation intervient dans un contexte national marqué par un certain attentisme du marché du travail. Entre fin 2025 et début 2026, l’emploi salarié est resté quasiment stable dans la plupart des régions françaises. La Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à cette tendance, avec une légère baisse de 0,1 % de l’emploi salarié, soit une évolution proche de la moyenne nationale.
Le tableau est toutefois plus nuancé lorsqu’on regarde l’évolution sur un an. Comme dans la quasi-totalité des régions, le chômage progresse en Bourgogne-Franche-Comté : +0,6 point entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. Cette hausse reste néanmoins inférieure à celle observée au niveau national (+0,7 point) et plus modérée que dans certaines régions comme les Hauts-de-France (+0,8 point).
Des contrastes à l’échelle départementale
Les écarts restent marqués entre les départements de Bourgogne-Franche-Comté. Le Jura et la Côte-d’Or affichent les taux de chômage les plus faibles de la région, avec respectivement 5,9 % et 6,4 % de la population active au chômage. À l’opposé, le Territoire de Belfort enregistre le taux le plus élevé (9,8 %), devant le Doubs et l’Yonne (7,9 %). La Saône-et-Loire, la Nièvre et la Haute-Saône se situent, elles, autour de la moyenne régionale (7,3 %).
Sur un an, le chômage augmente dans tous les départements, mais de façon plus modérée dans la Nièvre et le Jura (+0,4 point) que dans le Doubs, la Haute-Saône, l’Yonne et la Côte-d’Or (+0,6 point). Malgré cette hausse généralisée, la plupart des départements de la région conservent des niveaux de chômage inférieurs à la moyenne nationale.
Autrement dit, la Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à la dégradation récente du marché du travail, mais elle conserve une position relativement favorable. Dans un contexte de ralentissement de l’emploi salarié à l’échelle nationale, la région continue d’afficher un taux de chômage inférieur à la moyenne française, signe d’une résistance qui mérite d’être soulignée sans pour autant masquer les tensions apparues depuis un an.
Texte : Pauline Bresson
Photo : Adobestock