La Bourgogne-Franche-Comté est la 4e région française qui compte le plus de projets soutenus par l’État pour maintenir ou développer les commerces de proximité. Pourtant, elle n’arrive qu’en 12e position eu égard au montant des aides obtenues. Un contraste qui en dit long sur le modèle régional : la région ne porte en effet pas les projets les plus coûteux, mais multiplie les opérations de terrain.
Le commerce rural, une priorité
Face aux mutations du commerce, l’État soutient depuis plusieurs années des projets de revitalisation commerciale partout en France. Les aides concernent aussi bien les centres-villes, les villes moyennes que les territoires ruraux, avec un objectif commun : maintenir une offre commerciale attractive et adaptée aux nouveaux usages.
La Bourgogne-Franche-Comté privilégie les projets au sein des communes plutôt que les grands projets de transformation commerciale que l’on retrouve dans les métropoles. Modernisation d’un commerce de centre-bourg, reprise d’une activité de proximité, création d’un multiservices ou réhabilitation d’un local vacant : autant d’initiatives qui contribuent à maintenir une activité économique locale.
Miser sur la proximité
Derrière ces projets, il est surtout question d’attractivité économique. Dans beaucoup de communes, un commerce qui ferme, c’est souvent un service qui disparaît, une fréquentation qui baisse et un territoire qui perd un peu de son dynamisme.
Pour les entreprises locales, le sujet est loin d’être anecdotique. Recruter, fidéliser des salariés ou attirer de nouveaux habitants dépend aussi de la qualité de vie offerte sur place : commerces, services, cafés, restaurants ou lieux de rencontre participent directement à cette attractivité.
À l’heure où le commerce doit composer avec le e-commerce, la hausse des coûts d’exploitation et l’évolution des habitudes de consommation, la Bourgogne-Franche-Comté continue donc d’investir dans son maillage de proximité.
Le classement national retranscrit finalement assez bien le modèle économique régional : moins de projets spectaculaires, mais un tissu dense de petites initiatives qui font vivre les centres-villes, les bourgs et les villages. Et qui, à leur échelle, contribuent à maintenir l’activité économique sur l’ensemble du territoire.
Texte : Zoé Benoit
Source : “Le commerce à la croisée des territoires”, Théma n°41, DGE, juin 2026.