De gauche à droite : Salwa Philibert, sous-préfète et directrice de cabinet à la préfecture de Saône-et-Loire, Philippe Rouballay, président de la délégation Saône-et-Loire de la CCI, et Jérôme Pouponnot, Président Club Hôtelier Mâcon, Administrateur UMIH 71.
Opérationnel depuis plus de dix ans, le réseau d’alerte porté par la CCI Côte-d’Or et Saône-et-Loire ainsi que la Préfecture de Saône-et-Loire s’étend désormais aux secteurs couverts par la Police nationale en Saône-et-Loire. Un renforcement qui vise à mieux protéger les commerces.
Prévenir des méfaits aux alentours
Le principe est simple, et c’est sans doute ce qui explique son intérêt : un méfait est signalé, les forces de l’ordre envoient un message d’alerte décrivant les faits par SMS aux commerçants adhérents. L’objectif est de renforcer la vigilance pour éviter que les faits ne se reproduisent dans les commerces voisins.
Déjà opérationnel sur les territoires relevant de la Gendarmerie nationale, le dispositif est désormais étendu aux secteurs couverts par la Police nationale. Lors d’une conférence de presse organisée mercredi 1er juillet, cette extension a été officialisée avec la signature d’un avenant à la convention de partenariat liant la CCI aux forces de l’ordre. Elle permet désormais de couvrir l’ensemble du département, notamment les principales villes placées en zone Police.
Développer une culture de la vigilance
Géré par la CCI Côte-d’Or et Saône-et-Loire, ce réseau d’alerte se veut complémentaire à l’action des forces de l’ordre.
Il ne s’agit ni de mener des enquêtes ni de se substituer à leur action, mais d’inciter les commerçants à adopter les bons réflexes : éviter de laisser d’importantes sommes en caisse, activer les dispositifs de sécurité à la fermeture ou encore instaurer une solidarité entre commerçants. L’ambition est avant tout de développer une véritable culture de la vigilance.
Né d’un partenariat entre la CCI et la Préfecture de Saône-et-Loire, le réseau d’alerte “Vigilance Commerce 71” a fait ses preuves. Créé en 2012, il compte aujourd’hui plus de 400 entreprises inscrites. “Alerte Commerce 21”, son équivalent en Côte-d’Or créé en 2013, compte quant à lui 750 adhérents.

“La véritable valeur d’un dispositif ne se mesure pas uniquement au moment de son lancement, mais à sa capacité à répondre durablement aux besoins du terrain. […] Cette longévité constitue à elle seule un gage de confiance et d’efficacité.”
Philippe Rouballay, président de la délégation Saône-et-Loire de la CCI.
Pourquoi la CCI s’engage
“La sécurité n’est certes pas la prérogative de la Chambre de Commerce et d’Industrie, mais le commerçant et tout ce qui le touche, oui”, souligne Virginia Boilleaut, en charge du volet opérationnel du dispositif.
Car la question des vols et des cambriolages concerne directement les commerçants et artisans, en particulier les petites entreprises. « Les administrateurs de la CCI sont eux-mêmes chefs d’entreprise », rappelle Philippe Rouballay : ils sont eux aussi confrontés à ces problématiques et savent combien la sérénité compte.
La CCI prend en charge le coût de diffusion des SMS d’alerte, mais aussi et surtout, la gestion administrative et le pilotage : maintien à jour des coordonnées des adhérents, relations avec les référents-sûreté et diffusion de fiches-conseils.
Le dispositif est gratuit et ouvert à tous les commerçants et artisans disposant d’une vitrine. Avis donc aux entreprises, dont dépend aussi l’efficacité du dispositif : “plus il y aura d’adhérents, plus le maillage du territoire sera précis et plus le dispositif sera efficace”, relève Philippe Rouballay.
👉 Pour plus d’informations
Texte : Pauline Bresson
Photo : CCI Côte-d’Or · Saône-et-Loire