On pense d’abord aux cultures. Pourtant, c’est aussi le transport qui subit les conséquences de la sécheresse. En cause : le niveau exceptionnellement bas du Rhin, principal axe de transport fluvial entre les ports du nord de l’Europe et l’Est de la France.
Faute d’eau suffisante dans le Rhin, les barges naviguent avec moins de 20 % de leur capacité et le trafic fluvial a été divisé par dix. Impossible ensuite de compenser entièrement par la route ou le rail : une seule barge transporte l’équivalent de 200 à 400 camions.
Les premières conséquences se font déjà sentir sur l’approvisionnement en carburant. Dans le Grand Est, 14 % des stations-service étaient en rupture d’au moins un carburant mi-août, tandis que le Territoire de Belfort et le Haut-Rhin affichaient des taux d’indisponibilité compris entre 25 et 50 %. L’essence est particulièrement concernée, car elle transite majoritairement par voie fluviale, contrairement au gazole, davantage acheminé par oléoduc.
Une illustration très concrète d’un risque encore peu évoqué : celui de la vulnérabilité des chaînes logistiques face aux aléas climatiques.
Texte : Pauline Bresson
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