« Il est dans la vie des instants magiques qui transforment votre journée, votre semaine et parfois même votre vie. Les Tremplins de l’Audace ont transformé la mienne.
Je n’arrêtais pas de me remémorer ces deux Zéniths pleins pour l’Audace d’Entreprendre, l’immense engagement des réseaux d’accompagnement et des partenaires financiers qui ont cru en moi, mais aussi l’incroyable énergie que nous avaient donnée ces quelques 5 000 jeunes venus nous voir.
Ces jeunes, je ne pouvais pas les décevoir, et je me devais de continuer pour eux.
Je n’avais pas le droit de les décevoir. Pourtant, la décision d’arrêter devenait évidente pour des raisons de budget et de moyens. Gouverner, c’est prévoir. Et ce que je prévoyais, ou plutôt ce que je pressentais, c’était cette succession de crises sans précédent et tous ces vents contraires qui allaient rapidement nous priver de moyens. Avec un risque encore plus grand : obliger certains de nos partenaires à arbitrer entre nous et d’autres réseaux d’accompagnement. Je ne le voulais pas.
J’ai donc fait confiance à mon instinct et pris la direction de Chamonix, puis de l’Aiguille du Midi, pour prendre un peu de recul et, au sens propre comme au figuré, un peu de hauteur.
Vous n’allez peut-être pas me croire, mais c’est dans la cabine qui mène à l’intermédiaire de l’Aiguille du Midi que j’ai eu le déclic. En regardant les deux tremplins qui ont construit une partie de l’histoire, que dis-je, de la saga du massif du Mont-Blanc, le nom m’est apparu comme une évidence : Les Tremplins de l’Audace.
J’avais le titre. Il restait à construire un concept plus dynamique, plus intergénérationnel, plus moderne et surtout plus interactif.
« Facile ! », comme le disait mon entraîneur de ski lorsque je suis passé au 20 kilomètres individuel. Un jour, je lui demande : « Que dois-je faire pour gagner ? » Il me répond : « Tu démarres en sprint, tu accélères au milieu et tu finis à fond. » Cela paraissait tellement facile que j’ai gagné plusieurs courses cette saison-là 😉
Facile. Voilà donc le mot magique.
Chaque femme, chaque homme qui porte une idée ou un projet doit pouvoir venir le défendre avec envie et passion. Peu importe son âge, qu’il soit seul ou en équipe, qu’il ait déjà réussi ou même échoué. Une seule règle : convaincre en une minute et trente secondes.
Facile aussi dans son fonctionnement. Un jury de douze personnes dispose d’un mois pour écouter chaque pitch et l’évaluer selon sept impacts : économique, emploi, social et sociétal, territorial, écologique, humanitaire et solidaire. Une note supérieure ou égale à 7 sur 10 permet d’obtenir 1 000 euros. L’étape suivante peut porter ce montant à 10 000 euros après une visioconférence avec un jury d’experts, puis jusqu’à 100 000 euros, voire un million d’euros, sous la forme d’un investissement minoritaire.
Facile, donc, mais exigeant. Car cet argent ne sera justement pas facile à gagner. Il faudra séduire, convaincre, emporter l’adhésion et surtout tenir, à chaque étape, ce que l’on a promis.
Rien n’est jamais vraiment facile, vous l’aurez compris. Mais j’ai à cœur de rebooster l’envie d’agir et d’entreprendre en France et dans tous nos territoires. Et j’ai envie de le faire avec vous.
Croyez-moi, j’ai créé quatorze filiales dans le monde, y compris aux États-Unis, et ce n’est pas en France que cela a été le plus difficile. Loin de là.
Alors, pourquoi pas vous ? Pourquoi pas l’un de vos proches ? Et si c’était le moment de tenter votre chance ? 😉
Un site est désormais dédié aux Tremplins de l’Audace.
Gardons surtout cette conviction en nous : l’audace d’agir et d’entreprendre a de la puissance et du génie. »
Entrepreneur audacieux et figure du monde économique régional en Bourgogne-Franche-Comté, Jean-Philippe Girard accompagne depuis plus de trente ans les dirigeants dans leurs projets de développement. Observateur attentif de la vie publique, il signe régulièrement dans nos colonnes un billet d’humeur où se mêlent convictions, expérience de terrain et franc-parler.
Photo : Jonas Jacquel
Contributeur : Jean-Philippe Girard