Jeudi 24 septembre 2026, élus, entrepreneurs et équipes de la Chocolaterie de Bourgogne se sont retrouvés à Saint-Apollinaire pour poser la première pierre du futur site de production de l’entreprise. Un moment hautement symbolique pour une société relancée en 2022, après sa liquidation judiciaire en 2021.
De la liquidation à 3 000 m²
En 2022, René Loquet, ancien directeur général du site, décide de reprendre l’aventure avec une poignée d’anciens salariés. Quatre ans plus tard, l’entreprise compte 15 collaborateurs et investit environ 2 millions d’euros dans un nouveau site de près de 3 000 m², à l’Écoparc Dijon-Bourgogne.
La production doit démarrer au printemps 2027, avec une ambition : tripler les volumes actuels. Escargots au praliné, bien sûr, mais aussi tablettes, bonbons, papillotes et pâte à tartiner. Et surtout, la Chocolaterie veut fabriquer elle-même son chocolat.
Grandir sans foncer tête baissée
Le projet a pourtant été sérieusement malmené par la flambée du cacao. « On a failli abandonner le projet, parce que les marges se sont vraiment serrées », reconnaît René Loquet. Plutôt que de jeter l’éponge, l’entreprise a réduit la taille du projet et choisi d’avancer par étapes.
Le futur site doit d’abord permettre de produire et stocker. Les extensions viendront ensuite. Côté emplois, l’entreprise vise 20 à 25 salariés dans un premier temps, puis jusqu’à 50 à terme.
Une stratégie résumée par le dirigeant : « On rêve jusqu’aux étoiles tout en gardant les pieds sur Terre. »
Texte : Pauline Bresson
Vidéo : Décideur