Dix ans après sa création, AUM-Biosync n’est plus la jeune pousse qui devait convaincre. La PME mâconnaise, spécialisée en logiciels facilitant l’organisation d’équipes aux horaires contraints, pourvoit des services départementaux d’incendie et de secours couvrant près de la moitié de la population française. Et elle prévoit de doubler ses effectifs d’ici 2027.
Dix ans à se faire une place
Créée par Marc Riedel et Martial Boulesteix, AUM-Biosync s’est spécialisée dans les logiciels d’aide à la décision pour les métiers aux horaires atypiques. Avec les sapeurs-pompiers comme principal terrain d’application (Marc Riedel étant pompier volontaire), l’entreprise développe des outils pour leur faciliter le travail dans des situations où la pression et la complexité sont fortes.
Jumeaux numériques pour simuler des situations, supervision des équipes en temps réel, intelligence artificielle développée en interne : en dix ans, la PME a construit une offre technologique qui l’a amenée à couvrir aujourd’hui près de la moitié de la population française via les services de secours qu’elle équipe.
Une trajectoire qui n’a pourtant rien eu d’un long fleuve tranquille. « On s’est pris toutes les portes dans la figure et les pieds dans tous les tapis mais on est toujours debout », résume Marc Riedel à l’occasion des dix ans de l’entreprise.
Et maintenant ? AUM-Biosync prévoit une vingtaine de recrutements d’ici 2027, soit un doublement de ses effectifs. Ingénieurs, profils techniques, experts en cybersécurité, data scientists ou spécialistes de l’IA agentique : la croissance passe aussi par le renforcement des compétences. D’autant que toutes les technologies de l’entreprise, IA comprise, sont développées en interne.
Une croissance qui profite aussi aux pompiers
Pour marquer cette décennie, AUM-Biosync a également choisi de prolonger son engagement auprès du monde des sapeurs-pompiers sur un autre terrain : celui de leurs enfants.
L’entreprise lancera en 2027 les bourses d’études Commandant Claude Vidal, un programme doté de 75 000 euros sur cinq ans pour accompagner trois orphelins de sapeurs-pompiers dans des études scientifiques. Chacun recevra 5 000 euros par an pendant cinq ans, mais aussi un accompagnement et du mentorat par les équipes de l’entreprise.
Une façon, pour cette PME qui a grandi autour des besoins des services de secours, de transformer ses dix ans d’expérience en un autre type de transmission. Et Marc Riedel assume l’idée : si AUM-Biosync communique sur le dispositif, c’est aussi pour encourager d’autres entreprises à faire de même.
Texte : Pauline Bresson
Photo : DR