La compétitivité française à l’export confirme une tendance de fond : des atouts réels, mais de moins en moins suffisants. C’est ce que met en lumière l’étude de Rexecode et SKEMA Business School, qui analyse sur une longue période la perception des produits français par les acheteurs européens.
Bonne nouvelle : l’image des produits français tient encore la route. Qualité, innovation, design, la France reste bien positionnée sur ces critères dits “hors-prix”, avec un podium dans plusieurs secteurs comme l’agroalimentaire ou la beauté. Autrement dit, le “made in France” est une affaire qui marche.
Mais le vrai point de friction est ailleurs, et il est connu : les prix. Les produits français sont globalement jugés trop chers, notamment dans la pharmacie ou l’hygiène-beauté où la France décroche franchement. Résultat : c’est le critère qui compte vraiment dans la décision d’achat qui décroche. Le rapport qualité-prix se dégrade nettement, au point qu’en 2026, aucun secteur français ne figure dans la première moitié du classement ; et ce alors que les produits français figuraient régulièrement dans le top 3 depuis 2002.
Et sur le terrain, ça se voit : hors habillement, les parts de marché françaises reculent face à des concurrents plus agressifs, qu’ils soient européens ou internationaux. L’Allemagne reste solide sur la qualité, l’Italie sur le design, tandis que les pays d’Europe de l’Est gardent un avantage prix, et que la Chine progresse rapidement sur la qualité.
Texte : Zoé Benoit