C’est, en euros, le prix moyen d’un hectare de terres agricoles libres en Bourgogne-Franche-Comté. Le plus bas de France, très loin de la moyenne nationale de 6 460 €/ha. Un chiffre qui peut surprendre dans une région souvent associée aux prix vertigineux des grandes parcelles de vins.
En dehors des vignobles les plus prestigieux, les terres agricoles de Bourgogne-Franche-Comté restent parmi les plus accessibles de France. Une bonne nouvelle pour le renouvellement des exploitations : des coûts d’acquisition plus accessibles facilitent les transmissions, l’installation des jeunes agriculteurs et les investissements productifs.
Cette modération des prix ne freine pas pour autant le marché. Bien au contraire. En 2025, la Bourgogne-Franche-Comté a enregistré 24 000 transactions, soit une hausse de 4 %, portant sur 67 500 hectares (+6 %) pour une valeur totale de 2,14 milliards d’euros (+18 %). Une dynamique qui témoigne de l’attractivité du foncier régional, dans un contexte pourtant marqué par les tensions économiques et la pression sur les terres.
Le marché viticole fait toutefois figure d’exception. Porté par les vignobles bourguignons et jurassiens, il représente à lui seul 31 % de la valeur du marché agricole régional, contre seulement 1,6 % à l’échelle nationale. Un poids considérable, confirmé par le dynamisme du marché en 2025 : 709 transactions pour 680 ha et une valeur totale de 540 M€. La réserve reste de mise : une transaction exceptionnelle de plus de 300 millions d’euros a fortement gonflé la valeur totale des échanges cette année.
Si certaines vignes bourguignonnes atteignent des valeurs exceptionnelles, elles coexistent avec un marché des terres agricoles dont les prix restent les plus bas du pays. Un atout discret, mais stratégique, pour le renouvellement des exploitations et la compétitivité de son agriculture.
Texte : Zoé Benoit
Source : Le Prix des Terres 2025, Safer