C’est la proportion des dépenses en recherche et développement (R&D) en Bourgogne-Franche-Comté qui sont assurées par les entreprises. Un taux nettement supérieur à la moyenne nationale, où 66 % des dépenses de R&D sont réalisées par le secteur privé.
Les matériels de transport ont la part belle
Ce poids du privé s’explique notamment par le profil industriel de la région : 56 % des dépenses de R&D des entreprises concernent les matériels de transport, faisant de l’automobile le principal domaine de recherche en Bourgogne-Franche-Comté.
À l’échelle nationale, les dépenses de R&D des entreprises sont réparties entre plusieurs grands domaines : matériels de transport, biens d’équipement, autres secteurs industriels, information-communication ou encore services aux entreprises.
Cette spécialisation se retrouve aussi dans les brevets : 21 % des 374 brevets déposés en Bourgogne-Franche-Comté en 2022 concernent les transports, et 17 % pour les techniques de mesure.
La région ne fait pas que financer de la R&D : une partie de cet effort se traduit aussi par des innovations protégées, avec des domaines qui correspondent directement à ses savoir-faire industriels. On pense notamment à Stellantis à Sochaux et Alstom à Belfort, Ornans et Le Creusot.
33 % des brevets déposés en région impliquent d’ailleurs au moins un inventeur étranger, principalement en lien avec la Suisse. Un taux supérieur à la moyenne française de 21 %.
Une région moins dépensière
Avec 1,7 % de son PIB consacré à la R&D, la Bourgogne-Franche-Comté se situe sous la moyenne française de 2,2 %. À titre de comparaison, l’Auvergne-Rhône-Alpes atteint 3,1 % et l’Occitanie 3,7 %. Mais la part assumée par les entreprises y est nettement plus élevée. Avec un plus fort investissement du secteur public dans la R&D, la Bourgogne-Franche-Comté pourrait possiblement rattraper les autres régions.
La région mise donc moins sur le volume global de R&D que sur un modèle très porté par ses entreprises, fortement industriel et ouvert sur l’extérieur. Un profil qui reflète assez directement sa structure économique.
Texte : Zoé Benoit
Source : “L’innovation en 2022 : une forte concentration en Île‑de‑France, suivie par l’Auvergne‑Rhône‑Alpes”, La France et ses territoires. Édition 2026, Insee Références, 24 septembre 2026.