C’est la proportion d’entreprises qui ont diminué ou supprimé le télétravail en 2025. Un mouvement qui concerne surtout les TPE et PME.
Dans une étude publiée le 12 mars 2026, l’APEC annonce un recul des possibilités de télétravail pour les cadres au sein de leur entreprise : 1 entreprise sur 10 a réduit le nombre de jours de télétravail autorisés.
Le recul touche principalement les petites structures. Entre 8 % et 10 % des TPE et PME ont restreint ou supprimé le télétravail, contre 5 % seulement des grandes entreprises. Une prudence de la part des TPE et PME, qui s’explique, d’une part par des activités peu compatibles avec le travail à distance, d’autre part par des contraintes d’organisation qui sont plus fortes et des questions managériales plus sensibles dans de petites structures. Certains dirigeants redoutent une perte de contrôle, d’autres s’inquiètent des effets sur la cohésion d’équipe ou sur l’égalité de traitement entre salariés.
Malgré ces réserves, la majorité des entreprises ayant adopté le télétravail en sont satisfaites puisque plus de 90 % n’envisagent pas de revenir en arrière. Le bilan est donc globalement positif : 67 % des entreprises estiment que le télétravail améliore la qualité de vie au travail. Le bilan est toutefois plus nuancé sur la productivité : moins de la moitié des entreprises estiment que le télétravail a un effet positif sur ce point. La possibilité du télétravail permet également aux entreprises d’élargir leur bassin de recrutement mais aussi de diminuer les dépenses liées aux bureaux des salariés.
Côté cadres, l’attachement est très marqué : 80 % se déclarent mécontents à l’idée d’une suppression, et près d’un sur deux envisagerait de changer d’entreprise si cette possibilité disparaissait. Des chiffres qui résonnent avec l’actualité récente : en février 2026, les salariés d’Ubisoft étaient en grève pour protester contre la remise en cause du télétravail.
Texte : Pauline Bresson
Source : Regard des cadres et employeurs sur le télétravail, Apec, mars 2026.