C’est le nombre d’accidents du travail avec arrêt recensés pour un million d’heures travaillées dans l’intérim en 2023. Près du double de la moyenne nationale (16,4). Une exposition qui rappelle que la flexibilité de l’emploi doit s’accompagner aussi d’une attention accrue en matière de prévention.
L’interim, prépondérant dans les secteurs à risque
L’intérim reste, de loin, le secteur le plus exposé aux risques professionnels en France. Sans surprise, cette surexposition s’explique en grande partie par les secteurs dans lesquels interviennent les intérimaires : industrie, BTP, logistique, transport ou encore agriculture. Des métiers où les salariés sont davantage confrontés aux risques physiques, mais aussi à des environnements de travail qu’ils découvrent parfois au moment de leur prise de poste.
Ces mêmes secteurs cumulent souvent fréquence élevée des accidents, gravité plus importante et accidents mortels plus nombreux. Les transports, la construction, l’agriculture et l’intérim figurent parmi les activités où les accidents les plus graves restent les plus fréquents.
Terre industrielle, la région concernée
La Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à cette réalité. Avec 17,6 accidents pour un million d’heures rémunérées, la région se situe légèrement au-dessus de la moyenne nationale, dans un groupe de territoires fortement industrialisés comme la Normandie (18,1) ou les Hauts-de-France (19,3). Un niveau cohérent avec le poids de l’industrie, de la logistique et de la construction dans l’économie régionale.
Au-delà de la réglementation, le sujet est un véritable enjeu d’organisation pour les entreprises. Accueil des nouveaux arrivants, transmission des consignes, formation aux risques et accompagnement des intérimaires : la prévention est un levier de sécurité, et bien sûr de responsabilité.
Texte : Zoé Benoit
Source : “Quels salariés sont le plus souvent victimes d’accidents du travail en 2023 ?”, Dares Focus n°31, 22 juillet 2026, Clément Roll.