Après une année difficile pour les PME, le gouvernement lance une charte qui rassemble acteurs publics, privés et associatifs, pour soutenir les entreprises face aux difficultés. Parmi eux, le Medef, la CPME, les CCI et CMA.
Aller au contact des entreprises
Ce mardi 10 février 2026, le ministre des Petites et Moyennes Entreprises (PME), Serge Papin, a réuni les signataires de la Charte de confiance. Parmi eux, un large ensemble d’acteurs publics, privés et associatifs : Banque de France, Medef, CPME, Urssaf, Chambres de Commerce et de l’Industrie, Chambres des Métiers et de l’Artisanat, mais aussi les ministères de l’Action et des Comptes publics, de l’Économie et des Finances. La liste est longue, puisque ce sont plus de trente acteurs qui ont signé la charte.
À l’origine de cette initiative ? Le constat que les PME mobilisent souvent trop peu et trop tardivement les dispositifs lorsqu’elles rencontrent des difficultés. Élaborée sous l’égide d’Hassiba Kaabêche, médiatrice nationale du crédit aux entreprises, en liaison avec le médiateur des entreprises Pierre Pélouzet, la charte cherche donc à anticiper, accompagner et prévenir les difficultés des entreprises. La grande nouveauté : les dispositifs publics et privés ne se contentent plus d’attendre que le dirigeant demande de l’aide mais s’engagent désormais à aller au contact des entreprises.
Faire connaître les dispositifs d’accompagnement
Concrètement, les signataires s’engagent à alerter les entreprises sur leurs fragilités. Pour les dirigeants, être contacté n’est pas un mauvais signal, mais une opportunité d’anticiper, d’échanger et de sécuriser l’avenir de l’entreprise. L’objectif est d’instaurer un dialogue qui permette de faire connaître au dirigeant les dispositifs qui peuvent le soutenir, avant que la situation ne se dégrade.
Ainsi la charte met l’accent sur des outils concrets, et souvent méconnus, dont disposent les différents signataires et qu’il s’agit de faire connaître. Ces outils sont à retrouver dans “la boîte à outils du dirigeant”, disponible sur le site de la banque de France notamment.
Le message se veut clair : plus l’entreprise agit tôt lorsqu’elle rencontre des difficultés, plus les solutions sont nombreuses. La charte vise avant tout à lever les freins psychologiques et pratiques à la demande d’aide, en rendant les dispositifs plus visibles, plus accessibles et plus proactifs.
Consultez la charte ainsi que la boîte à outils du dirigeant.
Texte : Zoé Benoit
Photo : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique