Ce n’est pas tous les jours qu’une institution aussi renommée change de nom. Pourtant, l’organisation patronale tourne une page de son histoire. Une rupture assumée qui marque un changement de stratégie à l’approche de l’échéance présidentielle.
Un moment historique
Depuis sa création en 1944, l’organisation n’avait connu qu’une seule évolution en termes de naming : devenue CPME en 2017 après avoir longtemps porté le nom de Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), elle conservait toutefois une identité largement inchangée. Avec son nouveau nom, Les Entrepreneurs, le syndicat patronal ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre.
Les huit antennes départementales de Bourgogne-Franche-Comté étaient présentes à Paris pour cette annonce. Le président national, Amir Reza-Tofoghi, a dévoilé cette nouvelle identité lors de l’Assemblée plénière organisée la veille de la Grande Assemblée des Entrepreneurs, qui se tient le 25 juin au Parc des Princes.
Une identité modernisée pour parler aux nouveaux entrepreneurs
Au-delà du changement de nom, c’est une nouvelle manière de se présenter qui se dessine. Plus direct, plus accessible, Les Entrepreneurs entend renforcer le sentiment d’appartenance des chefs d’entreprise et rendre l’organisation plus identifiable.
« Le nom historique, construit autour d’un acronyme institutionnel, est désormais en décalage avec les attentes actuelles. En matière de lisibilité, de proximité et d’incarnation de marque, « Les Entrepreneurs » affiche un cap clair »
Éric Boudier, président de l’ex-CPME de Côte-d’Or
Une stratégie que confirme David Sauvan, président de l’antenne du Doubs : « En modernisant l’image, ce nouveau nom affirme une marque plus contemporaine, plus accessible et fédératrice« .
Plus proche des réalités de notre époque, cette nouvelle identité vise à développer la visibilité et l’attractivité du syndicat. Sont notamment visées, les nouvelles générations, qui sont confrontés à des problématiques spécifiques, et qui, surtout, représentent les futurs entrepreneurs de demain.
Une montée en puissance de circonstance
L’annonce intervient à un moment opportun dans le calendrier électoral : en plein lancement de la campagne présidentielle, l’ex-CPME engage une montée en puissance significative. L’organisation patronale réaffirme ainsi sa volonté de peser dans le dialogue, comme interlocuteur incontournable.
Car le nouveau nom ne modifie pas pour autant l’ADN de l’organisation. Si l’acronyme CPME disparaît, le syndicat conserve sa vocation première : défendre les intérêts des TPE, PME et ETI, qui représentent près de 98 % des entreprises françaises.
Une manière d’affirmer une identité plus accessible sans renoncer à ce qui fait l’essence du syndicat.
Texte : Zoé Benoit
Photo : DR