À l’occasion de ses 80 ans, EDF met en avant sa stratégie d’électrification et confirme le rôle clé de la Bourgogne-Franche-Comté dans cette trajectoire.
EDF et la Bourgogne-Franche-Comté, une histoire qui dure
Le 8 avril dernier, EDF fêtait les 80 ans de sa création, en 1946. L’occasion pour Carmen Munoz-Dormoy, directrice d’EDF en Bourgogne-Franche-Comté, de revenir sur le lien étroit qui unit l’entreprise au territoire.
Maillon stratégique, la région a accompagné plusieurs tournants de l’entreprise : le barrage de Vouglans constitue la troisième retenue d’eau du pays, et à Saint-Marcel l’entreprise Framatome a accueilli son premier générateur de vapeur dès 1975.
Avec 8 000 salariés, la région figure déjà parmi les territoires majeurs du groupe : c’est la troisième région de France en termes d’embauches. Et la dynamique devrait se poursuivre : 850 recrutements en 2025, et 400 à 600 embauches par an annoncées sur la prochaine décennie, notamment pour accompagner la relance du nucléaire.
Car si la région n’est pas dotée de centrale, elle reste un acteur clef de la filière. Plusieurs sites sont directement concernés par le rebond du nucléaire : le projet Forge+ se poursuit au Creusot, l’usine Framatome de Saint-Marcel continue de s’agrandir, tandis que près de 350 millions d’euros d’investissements sont annoncés chez Arabelle Solutions, à Belfort.
EDF peut aussi s’appuyer sur des infrastructures historiques telles que les incontournables barrages hydrauliques du Morvan et du Jura, mais aussi sur le développement des parcs solaires et éoliens. Un mix énergétique qui contribue à l’objectif de souveraineté énergétique du pays.
« Comme nous avons une capacité à produire massivement notre électricité, avec le nucléaire, l’hydraulique et les énergies renouvelables variables, nous avons l’énergie la moins chère, la plus décarbonée et la plus abondante d’Europe »
Carmen Munoz-Dormoy, directrice d’EDF Bourgogne-Franche-Comté.
Des aides pour accélérer le passage à l’électrique
Le groupe profite également de cet anniversaire pour annoncer un fonds national de 240 millions d’euros destiné à accélérer l’électrification des usages. Parmi les mesures, certaines peuvent intéresser les entreprises.
30 millions d’euros d’aides sont prévues pour convertir des poids lourds diesel en camions électriques, avec un soutien moyen d’environ 15 000 € par véhicule pour les transporteurs, dans la limite de deux camions par TPE ou PME. Le programme prévoit aussi l’installation de 180 bornes de recharge pour poids lourds sur les grands axes d’ici trois ans.
L’annonce d’une prime de 1 000 euros pour l’installation d’une pompe à chaleur devrait, quant à elle, pouvoir bénéficier aux entreprises locales.
En parallèle, la Fondation EDF lance un appel à projets régional doté de 250 000 euros en Bourgogne-Franche-Comté. Il vise à soutenir des initiatives associatives liées à l’éducation, la formation ou l’écocitoyenneté. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 juin.
80 ans qui marquent un nouveau cap vers l’avenir, et tombent à pic alors que le Premier ministre accélère le plan d’électrification pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles.
Texte : Zoé Benoit
Photo : EDF