Et ce n’est pas un poisson d’avril ! Certains dispositifs fiscaux permettent de soutenir directement l’entrepreneuriat et la formation, sans coût supplémentaire pour les contribuables ou les entreprises. Deux leviers sont souvent méconnus : le don IFI et le solde de la taxe d’apprentissage.
Réductions d’impôts
Pour les contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), les dons réalisés au profit de certains organismes ouvrent droit à une réduction d’impôt de 75 % du montant versé, dans la limite de 50 000 euros. Et tant qu’entreprise vous bénéficiez d’une réduction d’impôt sur les sociétés de 60% du montant de votre don, dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires. Ces contributions peuvent notamment soutenir des structures qui accompagnent la création d’entreprise, la formation ou l’innovation. Des associations comme Réseau Entreprendre, qui finance et mentore des créateurs d’entreprise, ou encore l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), peuvent ainsi être soutenues.
Investir dans l’avenir avec la taxe d’apprentissage
Les entreprises, de leur côté, peuvent orienter le solde de leur taxe d’apprentissage vers les établissements ou structures de leur choix via la plateforme SOLTéA, gérée par la Caisse des dépôts et consignations. Concrètement, une entreprise industrielle peut décider d’affecter ce solde à une école d’ingénieurs, une PME du numérique à une formation en développement informatique, ou un acteur de l’agroalimentaire à un centre de formation spécialisé dans les métiers de la filière. Pour une portée plus générale, il est aussi possible de flécher la taxe vers le programme de formation de jeunes entrepreneurs Les Entrep’. Une manière concrète de soutenir les formations qui préparent les compétences de demain.
Autant de moyens de flécher une partie de l’impôt vers les compétences et les initiatives qui font vivre l’économie des territoires.
Texte : Pauline Bresson
Photo : DR