Vézelay rejoint le cercle des territoires d’exception. Par décision ministérielle du 26 janvier 2026, le site a obtenu le label « Grand Site de France » pour les huit prochaines années. Une reconnaissance nationale qui dépasse la seule dimension patrimoniale et constitue un véritable levier d’attractivité économique pour ce territoire emblématique de l’Yonne.
Inscrit au Code de l’environnement, ce label étatique d’excellence paysagère distingue des sites de grande notoriété engagés dans une gestion équilibrée qui permet la préservation et la mise en valeur des qualités paysagères. Depuis 2003, ce ne sont pas moins de 26 sites qui sont reconnus à l’échelle nationale.
Le label vient saluer le travail mené depuis plusieurs années par le syndicat mixte du Grand Site de Vézelay, en lien étroit avec l’État et les partenaires du territoire, autour d’un projet structuré de gestion des flux touristiques et de valorisation durable. Déjà protégé par un vaste périmètre classé de plus de 10 000 hectares, complété par un site inscrit de 8 000 hectares et une trentaine de monuments historiques — dont la basilique Sainte-Marie-Madeleine, classée au patrimoine mondial de l’Unesco — le territoire bénéficie d’une notoriété internationale.
À noter, le label n’ajoute aucune réglementation ou protection supplémentaire, mais vient davantage saluer un engagement collectif et renforcer la lisibilité du site auprès des visiteurs comme des financeurs publics.
Sur le plan économique, l’enjeu est clair : mieux structurer l’accueil touristique, sécuriser l’activité des acteurs locaux et soutenir l’économie de proximité (hébergement, restauration, commerces, services). Véritable marque d’excellence déposée par l’État, le label favorise la montée en gamme de l’offre et l’accès à des financements dédiés à la valorisation des territoires.
Vézelay, un nouveau site labellisé qui vient s’ajouter aux deux sites de la région, Bibracte-Morvan des sommets et Solutré-Pouilly-Vergisson, labellisés « Grand Site de France » respectivement depuis 2007 et 2013. De quoi confirmer le rôle stratégique du patrimoine et des paysages comme moteurs de développement territorial durable.
Texte : Zoé Benoit
Photo : S. WAHL