Relier producteurs, marques et territoires sans jamais perdre le fil du sens, Vivien Renaud en a fait son métier. Avec sa société Média Machine, il évolue entre contenus à impact et stratégies de communication. Une approche hybride, pensée pour faire émerger des messages singuliers.
Formé à l’École supérieure de publicité, Vivien Renaud bifurque un temps vers l’immobilier avant de revenir, par conviction, vers la communication. À Paris, il en explore toutes les strates, dans des structures à dimension parfois internationale : agence conseil, sous-régie, agence média, régie presse. De la vente d’espaces publicitaires à la stratégie locale, il découvre un écosystème fragmenté, où chacun maîtrise son maillon sans toujours comprendre les autres. « Moi, ce que j’aimais, c’était commercialiser la publicité, faire se rencontrer annonceurs et médias », résume-t-il. Une appétence qui va progressivement structurer son parcours.
« J’aime commercialiser la publicité, faire se rencontrer annonceurs et médias. »
Vivien Renaud, fondateur de Média Machine
Aujourd’hui, avec Média Machine, il évolue sur deux terrains complémentaires : l’accompagnement des médias dans la commercialisation de leurs contenus ; et celui des acteurs régionaux dans leurs problématiques de communication. Deux casquettes, une même logique : relier les marques à leurs publics avec justesse.
Produire du sens
La force de Vivien, c’est son positionnement sur un créneau encore peu structuré : la commercialisation de productions de l’infotainment. Ici, il ne s’agit pas d’acheter de la visibilité, mais de co-créer des formats.
Mettre en relation des productrices comme Maïtena Biraben ou Alexandra Crucq, à l’origine de Mesdames Média, ou encore Caroline Massardy (notamment associée de Frédéric Lopez), avec des marques prêtes à investir dans des programmes capables de porter les enjeux auxquels elles entendent répondre, voilà la première casquette de Vivien sous la bannière de Média Machine. À la croisée de ces écosystèmes, il échange directement avec des interlocutrices de premier plan, de la direction générale de Lancôme à la direction de la communication globale de BNP Paribas, en passant par la PDG d’Aroma-Zone.
Avec des médias comme Noé & Noé – consacré à l’univers animalier – ou Mesdames – dédié aux femmes de plus de 45 ans –, il structure des partenariats dans lesquels les marques co-financent des programmes autour de sujets sociétaux. Obésité, entrepreneuriat féminin, bien-être animal… « L’idée, c’est de faire investir les marques dans des projets qui servent une communauté avec des contenus qualitatifs, intéressants, captivants », explique-t-il.
Et contrairement à la publicité classique, les contraintes sont fortes : impossible de mettre en avant un produit directement, obligation de s’appuyer sur des intervenants légitimes, nécessité de traiter de sujets utiles… Cette exigence redéfinit la relation à la marque. « Elles viennent chercher une crédibilité qu’elles ne peuvent pas obtenir autrement », observe-t-il. Une mécanique plus lente mais qui installe des sujets plus profonds et plus durables.
Rester proche de sa région
En parallèle, Vivien et l’agence MyCom, implantée à Dijon et Nevers, travaillent aux stratégies de communication de marques locales. Ici, le terrain change, mais la méthode reste exigeante. Audit marketing approfondi, définition de stratégies sur mesure, déploiement d’actions concrètes : référencement, génération de leads ou optimisation du parcours client… « On applique des méthodes utilisées par les grands groupes à des entreprises locales, toujours au service de leur logique économique », explique-t-il. Une approche structurée, pensée sur le court, moyen et long terme, qui permet aux entreprises de la région de gagner en lisibilité dans des environnements souvent complexes.
Son rôle, dans ce cadre, reste fidèle à son ADN : identifier les besoins, détecter les signaux faibles, et connecter les entreprises aux bons leviers, pour leur éviter d’avoir à multiplier les intermédiaires. Une attention forgée en régie, qu’il met aujourd’hui au service du tissu économique local.
Au croisement de ces deux activités, Vivien Renaud construit une trajectoire singulière. Entre production de contenus et stratégie de communication, et entre Dijon et Paris, il occupe un espace encore peu balisé, avec une conviction simple : dans un monde saturé de messages, ce n’est plus la visibilité qui fait la différence, mais la pertinence de ce que l’on raconte.
Média Machine
07 45 11 45 79
vivien@mediamachine.fr
Texte et photo : Alban Salmon