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Caisse d’Epargne BFC : investir dans les entreprises, c’est capital

La Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté est historiquement l’une des plus actives du groupe en matière de capital investissement. Pourquoi et comment la banque s’engage-t-elle financièrement aux côtés de créateurs, de repreneurs ou de développeurs d’entreprise ? Rencontre avec Mathilde Faglin, responsable private equity au sein de la banque régionale.

Au cours de l’année 2022, les collaborateurs en charge du private equity, sous la responsabilité d’Éric Klinger, ont réalisé 6,4 millions d’euros d’investissements dans six entreprises et deux cessions sur notre territoire. Des opérations complexes qui nécessitent une véritable expertise. Mathilde Faglin est responsable private equity au sein de cette équipe. Son métier, c’est ce qu’on appelle le « capital investissement ». Une activité qu’elle a découverte dès la fin de ses études – une école de commerce avec une spécialité finance puis un master 2 diagnostic d’entreprises à Lyon –, dans une structure spécialisée basée en Champagne-Ardenne. Elle accroche tout de suite. Et mènera toute sa carrière ensuite dans ce domaine : recrutée à l’Institut du développement économique de la Bourgogne (Ideb), là encore structure de capital investissement, elle enchaînera pendant 11 ans avec un poste au sein d’Invest PME (qui deviendra UI Investissement) dont elle ouvrira le bureau dijonnais en 2015, avant d’intégrer la Caisse d’Épargne en octobre 2019.

Une relation de confiance avec le dirigeant

« J’ai immédiatement été attirée par le capital investissement, sa diversité, sa complexité. Il faut comprendre l’entreprise, son marché, ses spécificités, c’est absolument passionnant ! » Mais le vrai plus de son métier, confie Mathilde Faglin, c’est la rencontre avec le dirigeant. « Un projet se conçoit sur une durée longue, de plusieurs années. Car après la phase préparatoire avant la signature, suit une période d’accompagnement, pendant laquelle nous sommes aux côtés du dirigeant, et cela peut durer cinq ans voire davantage. Il n’y a pas de projet sans confiance, et cette confiance s’appuie sur le fait qu’on se connaît bien, qu’on se côtoie pendant des mois. » À la Caisse d’Épargne, en l’occurrence, c’est le même interlocuteur qui suit le projet du début à la fin.

Concrètement, en quoi consiste le travail de Mathilde Faglin et de ses collègues ? « Nous cherchons tout d’abord des entreprises à accompagner. Nous sommes sollicités par nos centres d’affaires, nous sommes en contact avec les réseaux d’entreprises, avec les entreprises elles-mêmes ou avec des intermédiaires (avocats, experts-comptables…). » Objectif : repérer des entreprises innovantes, en transmission ou en développement. Quand un dossier se présente, il faut d’abord mener un travail d’analyse, afin de bien cerner l’entreprise, son histoire, son projet, son marché, ses forces et ses faiblesses. Puis négocier la valeur de la société et la prise de participation éventuelle de la Caisse d’Épargne. S’il aboutit, le dossier est alors présenté devant le comité d’investissement interne de la banque, qui prend alors sa décision. Si l’avis du comité est favorable, s’ensuit une phase d’audits avec parfois des expertises techniques et marchés. Dans la foulée débutera une phase de négociation juridique afin de définir les obligations et devoirs de chaque partie. « C’est un exercice complexe, mais un passage obligé, explique Mathilde Faglin : il s’agit ici d’identifier tous les scénarios possibles, pour protéger chaque partie, équitablement ! »

Les engagements de chacun seront inscrits noir sur blanc, le rôle de l’investisseur au capital sera précisé, un comité stratégique dans lequel siègent les actionnaires sera mis sur pied. La dernière étape de ce long processus, qui peut durer un an ou davantage, c’est la signature des actes juridiques et l’enclenchement des flux financiers, « point de départ en réalité d’une histoire collaborative ». Qui peut durer cinq à sept ans et parfois plus, après quoi l’investisseur « débouclera » l’opération, c’est- à-dire qu’il réalisera une cession ou une nouvelle opération pour accompagner sur le long terme les entrepreneurs.

« Nous concevons donc le capital investissement comme un moyen de développer l’activité économique et de maintenir les centres de décision dans la région ». – Mathilde Faglin, responsable private equity à la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté

Un engagement pour le territoire

L’objectif du private equity à la Caisse d’Épargne n’est pas seulement de réaliser une opération financièrement intéressante, souligne Mathilde Faglin. « Même si nous cherchons un rendement, bien sûr, nous sommes une banque régionale. Ce qui veut dire que nous sommes guidés, à la différence d’autres établissements, par le souhait de voir le territoire se développer. Nous concevons donc le capital investissement comme un moyen de développer l’activité économique et de maintenir les centres de décision dans la région. » Parce qu’elles sont parfois complexes, parce qu’elles nécessitent du temps, les opérations d’investissement ne sont donc pas si fréquentes. La Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté, qui s’engage sur ses fonds propres dans chaque opération, est aujourd’hui présente au capital d’une quarantaine d’entreprises de la région, souvent en association avec d’autres acteurs financiers – banques, fonds nationaux, structures de capital investissement ou de capital risque. Avec 32 millions d’euros investis à date, avec des tickets de 1 à 2 millions par société, Bourgogne-Franche-Comté est l’une des caisses du groupe les plus actives sur ce marché du private equity. « C’est la preuve de notre volonté d’engagement auprès des PME de la région, qui s’appuie sur la conviction que nous défendons : le développement de notre territoire passera par un bon accompagnement des entreprises. »

Jonas Jacquel

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