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Swisslife Gaujour & Carnet • Capital conseil

À Dijon comme à Montbard, Damien Gaujour et Caroline Carnet défendent une vision exigeante du conseil en gestion de patrimoine : réactive, indépendante et profondément relationnelle.

Dans un contexte économique incertain, où la baisse des taux bouscule les repères traditionnels de l’épargne, certains acteurs tirent leur épingle du jeu en revenant à l’essentiel : l’écoute, la disponibilité et la pertinence des conseils. À la tête de leur agence Swisslife, Damien Gaujour et Caroline Carnet accompagnent dirigeants et profils patrimoniaux avec une approche sur mesure, loin des logiques standardisées.

Une association construite sur la durée

Cela fait plus de vingt ans que Damien et Caroline se connaissent. « On a travaillé ensemble dans une précédente structure, d’abord comme collègues, puis en responsabilité », retrace Caroline. Une relation professionnelle qui s’est construite dans le temps, entre complémentarité et confiance.
Après plusieurs évolutions de carrière, Damien quitte cette structure et s’oriente progressivement vers un projet entrepreneurial. « Il est revenu me chercher quand l’opportunité de devenir agent général s’est présentée, explique-t-elle. J’ai dit banco. » Un choix guidé autant par l’envie d’indépendance que par la volonté de construire une structure à leur image. « Aujourd’hui, nos réussites sont les nôtres, mais nos erreurs aussi. C’est ce qui nous fait avancer », souligne Caroline.
Au-delà des produits et des stratégies, c’est bien une culture d’agence qui se dessine. « Être sérieux sans se prendre au sérieux », résume-t-elle avec le sourire. En trois ans, l’agence se structure rapidement, avec deux associés et deux collaboratrices, et un développement progressif sur deux territoires complémentaires : Dijon et Montbard. Si Dijon concentre naturellement une clientèle de dirigeants et de profils à fort enjeu patrimonial, Montbard répond à une logique différente. L’agence y reprend initialement un portefeuille existant, majoritairement composé de particuliers seniors. « C’était une opportunité, mais aussi une base solide, explique Caroline Carnet. Aujourd’hui, l’enjeu est de développer davantage la partie entreprise sur ce secteur. »

« L’objectif, c’est de concilier rendement, disponibilité et sécurité. »

Caroline Carnet, associée Swisslife Dijon Clémenceau Gaujour-Carnet

La réactivité comme avantage concurrentiel

Dans un secteur souvent critiqué pour sa lenteur ou son manque de disponibilité, l’agence fait de la réactivité un véritable marqueur. « Les clients attendent des réponses rapides. Aujourd’hui, si vous n’êtes pas disponible, ils vont voir ailleurs », souligne Damien Gaujour. Un positionnement assumé, qui porte ses fruits : « On a gagné beaucoup de clients grâce à ça », poursuit-il. Cette exigence se traduit aussi dans les outils déployés : signature électronique, parcours client simplifié, gestion digitalisée… tout est pensé pour fluidifier la relation et réduire les délais. Résultat : une part croissante des nouveaux clients arrive par recommandation. « On vient nous voir parce qu’un dirigeant nous a recommandés. C’est comme ça que ça fonctionne », explique Caroline Carnet.

L’assurance vie, toujours au cœur des stratégies patrimoniales

Le constat est clair : les produits d’épargne traditionnels ne suffisent plus. « Le Livret A est tombé à 1,5 %. On est en dessous de l’inflation. Donc, mécaniquement, on perd du pouvoir d’achat », analyse Damien. La réponse passe par une diversification systématique des placements. Fonds euros bonifiés, immobilier, obligations à terme, unités de compte : chaque support joue un rôle spécifique dans l’allocation globale. « L’objectif, c’est de concilier rendement, disponibilité et sécurité », résume Caroline. Dans ce contexte, l’assurance vie conserve une place centrale. « Elle reste un outil extrêmement puissant, notamment pour la transmission », rappelle l’assureur. Avec des abattements significatifs et une grande souplesse dans la désignation des bénéficiaires, elle permet d’optimiser la structuration patrimoniale, bien au-delà des seuls enjeux de rendement. « C’est un levier que beaucoup sous-estiment encore », soulignent les deux associés.

Texte : Laszlo Crillon
Photo : Jonas Jacquel

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