LE MAGAZINE DES DÉCIDEURS & DES RÉSEAUX DE BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

Prestige Auto Beaune • Sport et prestige

Ancien sportif devenu entrepreneur international, Cédric Fray a construit son parcours dans les coulisses du sport et au contact de grandes figures. Aujourd’hui à la tête de Fraymedia et associé à Sébastien Loeb sur la structure organisatrice du Prestige Auto Beaune, il entend faire de ce rendez-vous un événement de référence, à la croisée de la performance, de l’expérience et de l’art de vivre.

Décideur. Quel parcours vous amène aujourd’hui jusqu’au Prestige Auto Beaune ?

Cédric Fray. J’ai grandi dans le sport. J’étais footballeur, jusqu’à un bon niveau, mais j’ai vite compris que je ne deviendrais pas professionnel. En revanche, ce qui me fascinait, c’étaient les coulisses : comprendre comment se construisent les projets, comment on valorise une performance, comment on crée de l’engagement autour du sport. J’ai donc orienté mes études vers le marketing et la communication pour rester dans cet univers, mais avec un autre rôle. J’ai commencé en agence à Paris, puis j’ai passé treize ans au Groupe Moniteur, filiale de Vivendi, où j’ai travaillé dans les médias et sur des dispositifs liés aux grands événements. C’est là que j’ai appris à monter des gros projets, à travailler à grande échelle et que j’ai développé un réseau solide. À un moment, j’ai eu envie de créer mes propres projets. Alors, j’ai lancé FrayMédia avec l’idée de réunir tout ce que j’avais appris : le sport, l’événementiel et la communication. On a rapidement eu des opportunités, notamment autour de l’Euro 2016, qui a été un vrai point de départ. On a aussi travaillé avec Canal+ sur la création de l’émission Canal Rugby Club. Et aujourd’hui encore, je continue de développer des projets liés à la performance, à l’expérience et à la passion.

« L’idée, c’est de proposer une vraie expérience immersive. »

Cédric Fray, organisateur du Prestige Auto Beaune

Vous avez ensuite évolué au contact de grandes figures du sport…

Oui, c’est un développement assez naturel. J’ai travaillé avec Sébastien Chabal dans les premières années de FrayMédia, et depuis plus de 10 ans avec Frédéric Michalak, et Sébastien Loeb dont je suis aujourd’hui le manager. On a développé des projets, des événements, des programmes de communication. Petit à petit, l’activité s’est structurée autour de plusieurs pôles : management, marketing, sponsoring, communication et production événementielle. Nous sommes aujourd’hui un groupe de marketing sportif, et nous sommes également propriétaires d’une équipe de course automobile, Loeb FrayMédia Motorsport. On intervient dans quatre sports : le sport auto, le rugby, le ski et le skateboard. On est capables d’accompagner des projets dans leur globalité, de la stratégie à l’activation, avec toute la partie partenaires, coordination et diffusion. Cette expérience, aujourd’hui, on la met directement au service de Prestige Auto Beaune.

La collaboration avec Sébastien Loeb était évidente ?

Oui, totalement. Notre relation s’est construite dans la durée, avec de la confiance. Aujourd’hui, je gère l’ensemble de ses contrats d’image et de ses engagements sportifs. Sur Prestige Auto Beaune, cette logique va encore plus loin : Sébastien n’est pas seulement ambassadeur, il est associé à FrayMédia Exhibition qui organise Prestige Auto Beaune. Nous avons une équipe de femmes et d’hommes soudés, investis et professionnels, avec lesquels j’ai chaque jour un immense plaisir à travailler ; et c’est sans doute là notre plus belle récompense collective. Sébastien et moi avons cette volonté commune de développer un projet pérenne et ambitieux.

Pourquoi avoir fait le choix de Prestige Auto Beaune ?

C’est une rencontre entre plusieurs évidences. D’abord, l’automobile : c’est un univers très proche du sport, avec la même notion de performance et de passion. Ensuite, le positionnement : hypercars, supercars, excellence. Et enfin, le territoire. Beaune, c’est un symbole. Comme la tour Eiffel ou le Mont-Saint Michel, c’est un monument en soi. Il y a une culture de l’excellence autour du vin, de la gastronomie, de l’art de vivre. J’avais envie de m’impliquer dans un projet qui fait sens, dans un cadre qui me correspond. Là, tout était aligné.

Le Prestige Auto Beaune a été créé en 2022. Comment vous situez-vous par rapport à l’héritage de l’événement ?

Avec beaucoup de respect. Les fondateurs ont créé quelque chose de solide, avec une identité claire autour des voitures d’exception et de l’ancrage local. On va s’appuyer là-dessus et on va l’enrichir de notre expérience, de nos réseaux et d’une dimension supplémentaire : le sport automobile. Notre but est d’inscrire Prestige Auto Beaune comme une destination premium alliant art de vivre et excellence automobile ouverte à toutes et tous. Un destination marquée par la passion automobile et l’ancrage territorial.

« L’objectif ? Faire de Beaune un rendez-vous incontournable du calendrier européen autour du prestige automobile de l’art de vivre à la française. »

Cédric Fray, organisateur du Prestige Auto Beaune

Concrètement, qu’est-ce que cela change pour le public ?

L’idée, c’est de rendre accessible ce qui ne l’est pas. Voir une hypercar, c’est déjà exceptionnel. Mais pouvoir approcher une voiture du Dakar, une Formule 1, ou les voitures avec lesquelles Sébastien Loeb a couru, c’est encore autre chose. Cette année, on va réunir des pièces uniques, dont certaines n’ont jamais été exposées ensemble. Et on accueillera aussi le Dakar avec ses équipes et ses véhicules. Ce sont des expériences que le public ne vit normalement qu’à distance. L’idée, c’est de proposer une vraie expérience immersive : rencontrer les pilotes, échanger avec les équipes, comprendre les coulisses. Nous allons également enrichir l’expérience avec d’autres temps forts exclusifs, pensés pour faire vivre pleinement au public toute la part de rêve incarnée par le duo Sébastien Loeb et Ari Vatanen, à travers l’organisation de trois séances de dédicaces et de deux rencontres au sommet.

Comment parvenez-vous à fédérer autant de grandes marques concurrentes ?

C’est le principe même d’un salon. Chacun vient avec ses atouts, ses clients, son univers. La concurrence est saine. Elle crée une dynamique collective. Et puis tous ont intérêt à se retrouver dans un rendez-vous de référence, bien organisé, dans un cadre comme Beaune.

Vous avez aussi un lien personnel avec la Bourgogne…

Oui, très fort. Je viens du Beaujolais, j’ai grandi avec des valeurs très ancrées. Après des années à Paris, j’avais besoin de retrouver ça : l’espace, la nature, des relations authentiques. J’avais acheté une maison en Bourgogne, et j’y ai retrouvé des racines. C’est un territoire qui me parle profondément.

Dans un contexte automobile parfois incertain, comment voyez-vous l’avenir du secteur ?

L’économie est cyclique. Aujourd’hui, le secteur traverse une période complexe, avec des contraintes environnementales et réglementaires fortes. Mais c’est aussi dans ces moments que l’innovation émerge. Et au final, c’est toujours l’usage et le désir qui guident les choix. L’automobile évolue, mais la passion reste.

Quel est votre objectif pour Prestige Auto Beaune ?

Installer durablement un rendez-vous qui compte. Pas seulement un bel événement, mais un moment attendu, identifié, qui s’inscrit dans le temps. Un événement où l’on vient autant pour les voitures que pour l’expérience globale : le lieu, les rencontres, l’ambiance. En somme, faire de Beaune un rendez-vous incontournable du calendrier européen autour du prestige automobile et l’art de vivre à la française.

Prestige Auto Beaune 2026
24, 25 et 26 avril, de 10h00 à 19h00
Avant-première le 23 avril, de 18h00 à 21h30

Texte : Adeline Contrecourt
Photo : Edgar Charchaude, Jonas Jacquel, DR

DANS LA MÊME CATÉGORIE...